Homme en burn out devant son ordinateur

Burn out au travail : comment l’éviter et le prévenir ?

Une fatigue extrême et chronique est le signal phare d’un burn out à venir. Mais, qu’est-ce que le burn out exactement ? Comment le prévenir et comment l’éviter ? Que faire pour s’en sortir ?

Nous vous partageons tous nos conseils pour se préserver face à l’épuisement professionnel.

Fatigue et stress : que faire face au burn out ?

Burn out : définition

    • Qu’est-ce que le burn out ?

Le burn out fait référence à une situation d’épuisement professionnel. Il correspond à un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. »

La psychologue américaine Christina Maslach distingue 3 dimensions au syndrome d’épuisement professionnel : l’épuisement émotionnel , la dépersonnalisation et la baisse du sentiment d’accomplissement personnel. L’épuisement émotionnel correspond à un état intense de fatigue et de lassitude. La dépersonnalisation peut prendre la forme de divers comportements : détachement, indifférence ou cynisme face à son travail et à son entourage. Enfin, le burn out se caractérise également par une forte baisse de l’estime de soi et de la confiance en soi.

Christina Maslach a ainsi réalisé un test, composé de 22 questions, permettant d’évaluer votre niveau d’épuisement émotionnel, de dépersonnalisation et d’accomplissement personnel et ainsi d’identifier un possible burn out.

    • Le burn out : une maladie ?

Néanmoins, le burn out n’est pas considéré comme une maladie en tant que telle. L’épuisement professionnel au travail n’est pas recensé au sein des classifications de référence que sont le CIM-10 et le DSM-5 (les classifications qui recensent les maladies et les troubles mentaux existants).

Le CIM-10, publié par l’Organisation Mondiale de la Santé, est la 10ème version de la Classification Internationale des maladies. Ce document liste et classe les maladies existantes, les symptômes de ces maladies, les causes de décès, etc. mais aussi les facteurs de risque pour notre santé.

Le DSM-5 est la 5ème version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et des troubles psychiatriques. Destiné aux professionnels de santé, ce manuel permet de faciliter le diagnostic des maladies mentales.

De ce fait, il est difficile de diagnostiquer et de prévenir le burn out. Néanmoins, certains symptômes peuvent vous alerter.

Les 3 dimensions du burn out :

  • Épuisement émotionnel
  • Dépersonnalisation
  • Baisse du sentiment d’accomplissement personnel

Quelle différence entre burn out et bore out ?

Pour en apprendre plus sur le bore out
    • Le burn out : des chiffres en hausse

Face aux modifications dans l’organisation du travail, les phénomènes de burn out sont devenus de plus en plus fréquents. La récente crise sanitaire de la COVID-19 et les multiples confinements ayant contraint au télétravail n’ont rien arrangé à cela. On recense, entre l’année 2020 et l’année 2021, deux fois plus de personnes concernées par le burn out. En mars 2022, c’est 2,5 millions de salariés en France qui sont dans un état de burn out.

Néanmoins, les recherches et les études menées sur le syndrome d’épuisement professionnel ont permis d’améliorer notre compréhension de ce phénomène mais aussi de libérer la parole autour du burn out. En parler, c’est la première étape vers une prise en charge et un diagnostic facilités. Parler ouvertement et sans tabous de l’épuisement psychologique au travail est nécessaire pour détecter les signes avant-coureurs et prévenir le burn out.

Plus de 2 millions de français sont en état de burn out

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Burn out : les symptômes

Vous passez de bonnes nuits mais êtes très fatigué la journée ? Vous êtes complètement démotivé dans votre travail ? Ces signes peuvent être annonciateurs d’un burn out. Comment le détecter ? Quels sont les symptômes du burn out ?

Les symptômes du burn out peuvent être autant physiques que psychologiques. Certaines personnes peuvent ressentir des douleurs musculaires tandis que d’autres verront leur humeur se dégrader au point de se considérer en dépression.

    • Des symptômes physiques

La fatigue est le symptôme physique du burn out le plus fréquent. Souvent, les personnes victimes d’un burn out, vont ressentir un épuisement extrême et persistant malgré des nuits censées être reposantes et réparatrices. Mais, votre sommeil peut aussi être chamboulé. L’apparition de troubles du sommeil voire d’insomnies peut favoriser l’épuisement ressenti en nuisant à la qualité de votre sommeil.

Parmi les symptômes physiques du burn out, on recense également : des douleurs telles que des maux de dos ou des migraines, des troubles digestifs, des modifications du poids, un système immunitaire affaibli rendant les infections telles que les rhumes, grippes ou sinusites beaucoup plus courantes, etc.

Les symptômes du burn out :

  • Difficultés de concentration
  • Modifications de l’humeur
  • Lassitude et démotivation
  • Perte d’estime de soi
  • Douleurs physiques
  • Repli sur soi
  • Fatigue
    • Des symptômes psychologiques

Nombreux sont les symptômes psychologiques du burn out : démotivation, irritabilité, humeur variable pouvant osciller entre crises de pleurs et euphorie totale, attitude cynique vis-à-vis de son travail, isolement, anxiété, baisse de la confiance en soi, difficultés de concentration, pertes de mémoire, etc.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces symptômes, n’hésitez pas à en parler autour de vous. Discutez avec vos proches, avec votre médecin ou avec toute personne capable de vous écouter et de potentiellement vous conseiller. Il est très important de prendre conscience de ce qu’il se passe en soi pour identifier ces manifestations mentales du burn out. Ces symptômes sont des signes qui vont vous permettre d’éviter et de prévenir le craquage psychologique.

Gérer son stress : comment faire ?

Retrouvez nos conseils et astuces

Quelle est la différence entre dépression et burn out ?

Il peut être parfois difficile de différencier la dépression du burn out. Pourtant, il s’agit de deux pathologies bien différentes.

    • Maladie versus syndrôme

La dépression est une véritable maladie dont les critères de diagnostic sont précis et bien définis. Pour être diagnostiqué dépressif, il faut, selon le DSM-5, présenter au moins 5 des symptômes suivants, pendant une durée d’au moins deux semaines : humeur dépressive, modification du poids, insomnie ou hypersomnie, agitation ou ralentissement psychomoteurs, fatigue ou perte d’énergie, dévalorisation ou sentiment de culpabilité excessive, baisse de la concentration et pensées suicidaires.

À l’inverse, le burn out, aussi appelé syndrome d’épuisement professionnel, n’est pas considéré comme une maladie en tant que telle. Il s’agit de la conséquence d’une dégradation de son rapport au travail. De ce fait, on parle de syndrome d’épuisement professionnel.

Le burn out n’est pas une maladie

    • Des symptômes différents ?

Dans le cas de la dépression, la présence d’une humeur dépressive est un symptôme permettant de poser le diagnostic. L’humeur dépressive peut s’exprimer via différentes émotions et sentiments : tristesse, anxiété, sentiment de vide et d’inutilité, culpabilité, perte de plaisir, pessimisme, etc. Cette humeur dépressive est un état d’esprit relativement stable et pérenne. L’humeur d’une personne dépressive est donc très rarement changeante et fluctuante.

À l’inverse, l’épuisement professionnel ne s’accompagne pas nécessairement d’une humeur dépressive et se caractérise souvent par une humeur instable. Les variations émotionnelles peuvent être des signaux pour identifier en amont le burn out. Si vous passez facilement de l’enthousiasme au désespoir, que vous oscillez entre crises de larmes et crises de colère, que vous fluctuez entre découragement et confiance, alors il se peut qu’un burn out se prépare.

Néanmoins, de nombreux sentiments et émotions peuvent être communs au burn out et à la dépression : tristesse, démotivation, manque d’estime de soi, etc.

    • Une origine distincte

Les causes de la dépression sont très vastes : événements passés traumatiques, situation difficile (problèmes familiaux, financiers ou professionnels), maladies, etc. Souvent c’est la coexistence de plusieurs facteurs qui explique l’apparition de la dépression. Le développement d’un trouble dépressif peut être lié à n’importe quelle sphère de votre vie.

Le burn out survient lorsque nos ressources cognitives et affectives sont épuisées. Dans le cas du burn out professionnel, cette fatigue mentale est engendrée par notre travail.

Le burn out et la dépression peuvent tous deux s’installer de manière progressive et insidieuse. Néanmoins, le burn out, littéralement “brûler à l’extérieur”, correspond à un moment de rupture souvent brutal. Nombreuses sont les personnes qui ont fait l’expérience d’un craquage physique et psychologique soudain et inopiné.

    • Un rapport au temps différencié

Dans le cas du burn out, le temps semble trop court. Vous êtes souvent hyperactif. Vous trépignez d’impatience et voulez réaliser un nombre considérable de tâches en un temps limité. Votre énergie s’en voit donc affectée.

À l’inverse, dans le cas de la dépression, vous semblez indifférent au temps qui passe. Vous pouvez avoir la sensation d’être spectateur de votre propre vie. Les journées peuvent sembler interminables et l’avenir très flou.

Burn out et fatigue

Le burn out est la conséquence d’un épuisement physique, émotionnel et mental. Burn out et fatigue sont donc intimement liés. Mais, quelles sont les causes de cet épuisement et donc du burn out ?

Le burn out s’exprime dans le rapport qu’un individu entretient avec son travail. Les caractéristiques de l’individu et son environnement de travail sont donc les deux origines potentielles du burn out.

    • Un environnement de travail propice au burn out

Le Collège d’expertise sur le suivi statistique des RPS au travail a publié, en 2011, un rapport qui définit 6 facteurs pouvant contribuer à l’émergence du burn out.

Des exigences élevées en termes d’intensité et de temps de travail, des hautes exigences émotionnelles, un manque d’autonomie et de marges de manoeuvre, des mauvais rapports sociaux et relations de travail, des conflits de valeur et enfin une insécurité de la situation de travail sont autant d’éléments pouvant mener un individu au burn out.

Les 6 types de facteurs de risques au travail :

  • Exigences en termes d’intensité et de temps de travail
  • Manque d’autonomie et de marges de manoeuvre
  • Mauvais rapports sociaux et relations de travail
  • Insécurité de la situation de travail
  • Exigences émotionnelles
  • Conflits de valeur
    • Des caractéristiques individuelles favorables au burn out

Certaines personnes ont un terrain plus favorable au burn out que d’autres. Selon les traits de votre personnalité, les risques de vivre un jour un burn out sont différents.
Les personnes plus instables d’un point de vue émotionnel, très méthodiques, organisées, consciencieuses et persévérantes sont davantage susceptibles d’être victimes d’un burn out.

L’importance que vous accordez au travail dans votre vie va également déterminer le niveau de risque que vous avez de connaître un jour un burn out. Un très fort investissement et engagement dans son travail peut encourager le burn out.

Comment gérer son stress au travail ?

La pause café : une mauvaise idée ?

Comment éviter le burn out ?

Chaque individu est différent. Il est donc très difficile d’identifier précisément des causes ou des facteurs génériques qui expliqueraient le burn out.

Néanmoins, il existe des solutions pour prévenir et éviter un grand nombre de burn out. Certaines actions, collectives ou individuelles, peuvent être menées pour limiter les risques de burn out.

    • Limiter les facteurs de risques psychosociaux

Les RPS, ou risques psychosociaux sont un ensemble de situations de travail considérées comme étant risquées pour la santé physique et psychologique des travailleurs. Les RPS regroupent toutes les situations de violences internes et externes à l’entreprise et qui peuvent induire un stress au travail.

La Direction générale du travail, associée à l’Institut national de recherche et de sécurité et à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail ont émis 6 recommandations permettant de réduire les risques psychosociaux. Chaque entreprise ou organisation devrait “veiller à la charge de travail de chacun”,“informer et former ses travailleurs”, “garantir un soutien social solide”, “donner des marges de manœuvre”, “assurer une juste reconnaissance du travail” et “discuter des critères de qualité du travail”.

    • Identifier les signaux avant-coureurs du burn out

La prévention joue un grand rôle dans le dépistage précoce du burn out. Il est important d’identifier les signaux individuels et collectifs avant-coureurs pour prévenir et éviter les situations d’épuisement professionnel.

  • Les signaux collectifs du burn out : fonctionnement de l’entreprise, santé et sécurité des travailleurs
  • Les signaux individuels du burn out : manque d’énergie, problèmes de concentration, irritabilité, cynisme, dévalorisation, désinvestissement, etc

Pour limiter les situations de burn out, il faut prendre en compte un ensemble de paramètres internes aux entreprises : temps de travail, relations sociales, accidents du travail, causes de départ des employés, qualité des produits et des services, etc.

Mais, il faut également être attentif à chaque travailleur, individuellement. Le manque d’énergie, l’irritabilité, la dévalorisation de soi, le désinvestissement et le désengagement vis-à-vis de son travail, etc. sont autant de signaux pouvant alerter sur les risques d’un possible burn out. Il est donc également de la responsabilité de l’entreprise de se questionner sur les rapports de ses salariés à leur travail.

Processus de guérison du burn out

    • 1. Se recentrer sur soi

Prendre une pause dans son travail pour se recentrer sur soi et retrouver son équilibre et son énergie est essentiel après un épisode de burn out.

Vous pouvez classer vos activités en deux catégories : celles qui vous font profondément du bien et celles qui vous épuisent et vous stressent. Abandonner toutes les activités qui vous drainent et vous puisent de l’énergie. Concentrez vous uniquement sur ce qui vous rend heureux : activité sportive, lecture, travaux manuels, yoga, méditation, etc.

Durant cette première étape, il est également important d’être bien entouré. Votre famille et vos amis peuvent être des soutiens émotionnels de premier plan. Mais, il est également possible de se faire accompagner par un professionnel de santé. Psychologues, psychothérapeutes et médecins du travail sont là pour vous aider.

    • 2. Comprendre et analyser son burn out

Une fois votre énergie retrouvée, vous pouvez revenir dans le passé pour analyser et comprendre ce qu’il vous est arrivé. Il s’agit ici d’identifier les facteurs de risques et les causes qui vous ont mené au burn out.

Ensuite, élaborer un plan d’action avec des mesures et des solutions concrètes à mettre en place pour éviter une répétition de l’événement. Vous pouvez par exemple, programmer chaque jour, un moment rien qu’à vous ou réduire votre temps de travail.

    • 3. Revenir progressivement au travail

Une fois un véritable travail sur soi effectué, le retour à l’emploi peut être envisagé. Mais, il doit être progressif. Commencez d’abord par une visite de pré-reprise avec un médecin du travail.

Ensuite, vous pouvez envisager des changements dans l’organisation de votre travail ou des modifications de votre activité professionnelle. Il est important de mener une réflexion sur votre réinsertion dans l’emploi. Des aménagements de poste doivent-ils être effectués ? Votre projet professionnel est-il toujours le même ?

Sources

W B Schaufeli et E R Greenglass, “Introduction to special issue on burnout and health”, Psychol Health, 2001

Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

Collège d’expertise sur le suivi statistique des risques psychosociaux au travail

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Femme entrepreneur en robe Nêge rouge. Elle regarde au loin dans son salon.

Paroles d'entrepreneurs : gérer son bien-être mental quand on lance son projet

Comment gérer le stress en tant qu'entrepreneur ?

Nous avons interrogé Aliénor et Anne-Sophie, fondatrices de Nêge Paris.

Pouvez-vous vous présentez, ainsi que votre marque ?

“Aliénor & Anne-Sophie, nous sommes amies depuis plus de 10 ans, après avoir fait nos études ensemble en école de commerce à l’ESSEC. Aliénor a ensuite travaillé pendant 5 ans pour la stratégie commerciale dans le secteur mode chez Hermès et LVMH et Anne-Sophie a travaillé 4 ans chez L’Oréal dans les cosmétiques, dans le pôle marketing.

Ensemble, nous avons lancé Nêge Paris , une nouvelle marque dédiée au pyjama, entièrement co-créée sur Instagram, et engagée pour une mode plus respectueuse.”

femme robe rouge Nêge

Comment et pourquoi avoir lancé Nêge ?

“Nous voulions lancer un projet entrepreneurial en adéquation avec des valeurs qui nous tenaient à cœur : la transparence, le partage, l’engagement environnemental et le bien-être.

Alors après avoir passé notre année 2020 en pyjama avec les confinements et le télétravail, nous avons décidé de réenchanter le pyjama féminin. Un pyjama à porter de nuit, comme de jour. En intérieur, comme en extérieur.”

Comment gérer le stress au travail ?

“Lorsqu’on est entrepreneur, il faut s’autoriser à souffler, décompresser et trouver son équilibre, c’est essentiel. On ne peut pas toujours être à 1000%, et heureusement.

Aliénor adore être dehors, elle marche beaucoup. Ça lui permet de s’évader et de se libérer l’esprit, c’est important quand on monte son entreprise. Quand elle a l’impression d’être moins créative, elle prend 10 minutes pour faire complètement autre chose (trier ses affaires, ranger son appartement…). Seulement 10 minutes, et ça repart.

Pour Anne-Sophie, le bien-être mental passe notamment par la qualité du sommeil, car elle a de nombreux problèmes de sommeil depuis toute petite. Faire du sport régulièrement, éteindre tous les écrans au moins 2h avant de s’endormir et lire des livres apaisants, qui soulèvent peu d’émotions.

On s’oblige aussi à faire des pauses ensemble, comme par exemple une séance de sport HIIT toutes les deux le mardi.”

Alienor et Anne-Sophie de nêge

Comment se libérer de la charge mentale ?

“Pour Anne-Sophie, c’est courir régulièrement pour s’aérer l’esprit et oublier tous les petits tracas du quotidien. Il faut aussi s’accorder des petits moments de folie pour décompresser : mettre de la musique très (très) fort et se mettre à danser. Ça permet d’oublier qu’on travaille depuis son petit appartement parisien !

Pour Aliénor, c’est chaque soir, juste avant d’aller se coucher, se lister sur un carnet tout ce qu’il y a à faire le lendemain. La petite astuce pour commencer la journée sereinement et du bon pied.

Mais c’est surtout se rappeler qu’on a la chance d’être entrepreneuses et pouvoir organiser notre journée comme on l’entend.”

Comment surmonter les difficultés ?

“La plus grosse frayeur qu’on ait eue, c’est l’annulation de notre shooting au dernier moment, car on n’a pas reçu les prototypes de nos pyjamas à temps.

On a dû se forcer à être très réactives car on a dû retrouver un lieu, une photographe, une vidéaste, des mannequins… On avait même invité 8 femmes de notre communauté instagram à participer au shooting. Toute une organisation !

Ce que ça nous a appris, c’est qu’il faut toujours essayer de trouver du positif dans ce que l’on fait. Pour le tournage par exemple, on a finalement trouvé un lieu encore mieux que celui prévu initialement, grâce au changement de date.

On a la chance d’être deux, et de soutenir à fond. Quand l’une à un moment de “down”, l’autre est toujours là pour apporter du positif et de l’optimisme. Et ça, c’est quelque chose qu’on n’échangerait pour rien au monde.”

Le syndrome de l'imposteur : quelles sont vos astuces pour y faire face ?

“On est fières de s’être lancées dans l’entrepreneuriat, mais on a bien sûr des moments de doutes. C’est normal, il faut les accepter.

Pour éviter le syndrome de l’imposteur, on célèbre plein de petites choses entre nous : le 1er anniversaire de Nêge, notre première vente, notre première parution dans la presse… Certaines pourraient apparaître anodines, mais il n’y a pas de petite victoire !”

Qu'est-ce que vous faites pour vous apaiser le soir ?

“Pour Aliénor ce sont de rapides séances de méditation de 10 minutes avec des applications dédiées comme Petit Bambou. Idéal pour déconnecter, et profiter pleinement de sa soirée.

Pour Anne-Sophie, c’est faire un exercice très simple de respiration et de visualisation. Allongez-vous dans votre lit, les yeux fermés. Inspirez par le nez sur 4 temps, bloquez votre respiration sur 4 temps puis expirez sur 8 temps par la bouche. Répétez cela 3 fois, et imaginez-vous en même temps dans une situation où vous vous sentez très libre. Pour Anne-Sophie, c’est dans un champ en pleine nature.

A votre tour ce soir !”

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Une routine cocooning 100% Nêge ?

“Se blottir dans un pyjama éco-responsable tout doux, attraper un bon bouquin et boire une tisane au tilleul et à la mûre. La petite astuce ultra-cocooning ? Glisser 2 gouttes d’huile essentielle de lavande dans votre infusion : un pur moment d’apaisement !”

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Anne-Sophie et Aliénor
Nêge


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4 conseils contre le syndrome de l'imposteur

Le syndrome de l'imposteur : qu'est-ce que c'est ?

C’est un mélange d’anxiété et de doute de soi qui conduit à nier notre mérite et nos succès.

C’est l’impression de ne jamais être à la hauteur, la peur que son entourage professionnel se rende compte de notre imposture, la conviction que les autres sont toujours plus compétents…

En cas d’échec, on se sent responsable et on s’en veut. En cas de réussite, on se dit que ce n’est pas grâce à nous, qu’on a juste eu un coup de chance.

Comment se manifeste le syndrome de l'imposteur et comment en guérir ?

"Ce doute maladif qui conduit à un investissement d’une trop grande énergie et d’un temps de travail trop important par rapport au défi devant nous."

1. S'accepter

Prendre conscience que l’on fait de son mieux et que la perfection n’existe pas.

Dans un tableau à deux colonnes :

  • Lister ses points forts : Ceux en quoi vous vous considérez comme compétent.e
  • Lister ses axes d’amélioration (et non pas ses “points faibles) : Ce sur quoi vous pouvez progresser

2. Faire de ses axes d'amélioration des objectifs

Voir ses “points faibles” comme des axes de progression a une vertu incroyable : vous allez pouvoir convertir ces axes en objectifs à atteindre !

Sont-ils concrets et atteignables ?

Pouvez-vous les traduire en plan d’action ?

Visualisez l’aboutissement de ce plan d’action, que ressentez-vous ?

Le CBD peut-être utile pour reprendre confiance en soi et lutter contre le syndrome de l’imposteur :

  • En soulageant l'anxiété récurrente, source de doutes permanents et qui peut devenir paralysante
  • En améliorant la concentration et donc la productivité pendant le travail⁠

Reprendre confiance en soi

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3. Dire stop aux pensées négatives :

On retient en général plus les mauvaises nouvelles que les bonnes.

C’est le biais de négativité : la tendance à surévaluer ce qui nous arrive de moins bien au détriment des choses super cool qui nous arrivent aussi.

C’est prouvé : une perte nous affecte bien davantage que le gain équivalent.

Cela nous vient de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Selon les darwiniens, ceux qui se méfiaient des baies, parfois mortelles, aurait mieux survécu que ceux qui avaient juste envie d’en manger…parce que c’est bon. Et on les comprend. Mais cette méfiance se serait transmise à leur descendance (nous).

C’est vrai, maintenant la vie est moins dangereuse, et pourtant, on se comporte toujours comme s’il pouvait nous arriver quelque chose de très grave. Ce qui fait que ce biais de négativité est inutile et peut un peu nous gâcher la vie.

Alors, pour se sortir des ruminations mentales, on les reformule et on recentre notre attention sur notre respiration.

4. Célébrer toutes ses victoires

On vous propose de célébrer et savourer vos petites (et grandes) victoires, et de prendre conscience du chemin parcouru :

  • Où étiez-vous il y a 5 ans ?
  • Quels étaient vos objectifs, vos rêves ?

De la même façon qu’on retient plus les pensées et émotions négatives que les positives, souvent, on se concentre et se rappelle plus des échecs que des réussites.

Pour lutter contre le syndrome de l’imposteur et préserver son bien-être mental, on se force à célébrer et savourer ses petites (et grandes) victoires.

La première pourrait être de célébrer d’avoir essayé d’appliquer ces 4 astuces ?

Sources

Alexandre Dana, Entreprendre et surtout être heureux

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L’équipe
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Portrait photo de la psychologue clinicienne Claire Pétin très souriante et professionnelle.

S'ennuyer au travail : qu'est-ce que le bore-out ?

“S’ennuyer à mourir, “tuer le temps”… Il peut arriver de s’ennuyer dans le travail mais quand cela devient chronique, le bore-out peut survenir et provoquer une grande souffrance chez l’individu qui en est la victime.

Phénomène moins médiatisé que le burn-out, les conséquences de l’absence de travail prolongé sont pourtant tout aussi délétères. Quand il y a un déséquilibre entre le temps passé au travail, la stimulation intellectuelle et le sentiment d’utilité, les sphères affectives, cognitives et comportementales de l’individu se trouvent mises à mal.

Entretien avec Claire Petin, psychologue clinicienne et psychothérapeute à Paris

Bore-out : symptômes, définition et solutions

Bore-out

Les conseils de nos experts du sommeil pour apaiser les ruminations mentales, les réveils nocturnes et retrouver de l’apaisement

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1. Quel est le rôle d'un psychologue clinicien ?

“Psychologue clinicienne et psychothérapeute, je reçois à mon cabinet des patients adultes pour des consultations individuelles ou en couple, ponctuelles ou régulières. J’interviens autour des problématiques liées aux difficultés de la vie personnelle ou professionnelle. Au fil de ma pratique, de mes rencontres et en m’appuyant sur mes expériences personnelles et professionnelles (j’ai travaillé dans le marketing et la communication), c’est tout naturellement que je me suis orientée vers les problématiques liées au travail.

Avec comme outil la parole et comme méthode l’analyse de ce qui est communiqué en séance, il s’agit de repérer des signes et faire émerger certaines dynamiques inconscientes à l’œuvre qui maintiennent le patient dans un état de souffrance psychique et l’accompagner dans la compréhension de ses symptômes.

Je dis toujours qu’il ne s’agit pas de faire changer le patient mais de lui permettre de s’apprivoiser.”

De l'anglais
"to bore" : ennuyer, le "-out" a été rajouté par analogie
au burn-out.

2. Le bore-out, qu'est-ce que c'est ?

“Le bore-out ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui est la phase finale du processus de stress lié à l’ennui chronique au travail.

De l’anglais “to bore” : ennuyer, le -out a été rajouté par analogie au burn-out. Ce syndrome a été conceptualisé en 2007 par deux consultants suisses en management, Peter Werder et Philippe Rothlin.

À ce jour, le bore-out n’est pas reconnu comme une maladie. Cela étant dit, d’un point de vue réglementaire, il est reconnu que “Si l’ennui au travail résulte d’une « mise au placard » délibérée, constitutive d’un harcèlement moral, la réglementation particulière en matière d’interdiction et de prévention de ces agissements hostiles s’applique (articles L. 1152-1 et suivants du Code du travail).”

Un même syndrome d’épuisement professionnel,
mais des causes differentes

Burn-out = surchage de travail
Bore-out = sous-charge de travail

3. Burn-out et bore-out : quelle différence ?

“Si les deux syndromes présentent une symptomatologie similaire, leurs causes diffèrent. Le burn-out est un syndrome d’épuisement professionnel par une surcharge de travail. Le bore-out est un syndrome d’épuisement professionnel par une sous-charge de travail.”

Signes

  • Ennui, lassitude
  • Anxiété

4. Bore-out : les symptômes

“À cause de cette usure par l’ennui et ce manque de stimulation psychique et physique, le salarié se lasse et se déprime et cela a des conséquences sur sa santé physique et mentale. Une étude a montré que les salariés qui s’ennuient au travail ont 2,5 fois plus de risques de faire un AVC que ceux qui ont un emploi stimulant (étude réalisée en 2010 en Angleterre portant sur 7500 employés du service public). Par ailleurs, parce que le stress a pour effet d’affaiblir le système immunitaire, le développement de certaines pathologies peut advenir.

Troubles anxieux, dépression… le bore-out provoque une “dévitalisation” de l’individu. Au travail, on constate un ralentissement des tâches (celles-ci sont étirées dans le temps), un désengagement, une baisse des performances, de l’absentéisme et un repli sur soi. Une paralysie motivationnelle maintient le salarié dans une forme d’inertie par l’attente d’un changement venant de l’extérieur : il s’est enlisé dans l’épuisement par l’ennui.

Le bore-out s’installe de manière insidieuse dans le temps et ses symptômes sont aussi bien psychiques que physiques et varient d’une personne à l’autre. Il est important de prêter attention à ses signes annonciateurs.

5. Quelles sont les causes du bore-out ?

Le bore-out peut survenir si, sur une longue période, le salarié est confronté à une sous-charge de travail, des activités répétitives, ennuyeuses et sans intérêt, associées à une perte de sens.

Selon l’INRS,(Institut national de recherche et de sécurité) il y aurait trois causes à l’origine du bore-out :

l’organisation du travail : la manière dont est répartie la charge de travail
le savoir-faire : l’adaptation des tâches confiées en fonction des compétences du salarié
les motivations : l’adéquation entre les aspirations du salarié et les réponses apportées à celles-ci par le travail.
Ces causes sont à mettre en relation avec l’histoire personnelle du salarié, ses valeurs, ses idéaux. Ainsi, les mêmes causes n’ont pas les mêmes effets en fonction des individus.

Le bore-out peut également être causé par une “mise au placard” : le poste est vidé de son contenu et le salarié est poussé vers la sortie.

6. Que faire en cas de bore-out ?

Par crainte du regard social et par honte, le salarié tente de cacher son état car même s’il s’ennuie, dans une société où le taux de chômage reste élevé et où l’identité professionnelle conditionne grandement l’insertion sociale, il ne se sent pas légitime à se plaindre de son ennui. Il n’est donc pas facile pour lui de parler de ce mal-être. Cette difficile communication renforce l’auto-jugement dépréciateur, la dévalorisation et le repli sur soi du salarié.

Il ne faut pourtant pas rester seul.e. et faire connaître sa situation.

Se confier à ses proches, solliciter sa hiérarchie, ses collègues, les ressources humaines afin d’agir sur l’amélioration des conditions de travail en essayant notamment de réorganiser le travail et de retrouver une stimulation intellectuelle.

Il est également recommandé de se faire accompagner par des professionnels de la santé que ce soit son médecin généraliste, du travail ou spécialiste de la santé mentale (psychologue, psychiatre). Un traitement médicamenteux, un soutien psychologique et/ou un arrêt de travail peuvent être nécessaires.

Si les conditions de travail ne s’améliorent pas, il peut être opportun d’envisager de changer de poste ou de penser à une reconversion professionnelle.

Il n’y a pas que le travail dans la vie et il est important de remettre en perspective la place de celui-ci et d’investir tout autant, si ce n’est plus, ce qui donne du sens à sa vie personnelle.

Merci à Claire Petin pour la rédaction de cet article. Psychologue clinicienne et psychothérapeute, elle exerce dans son cabinet à Paris dans le 15ème arrondissement.

Sources

Bataille S., « Le bore-out, nouveau risque psychosocial ?
Quand s’ennuyer au travail devient douloureux », INRS, 2016

Britton A., Shipley M.J. « Bored to death? », Int J Epidemiol,
2010, 39(2), p. 370-371.

LE BORE-OUT ou l’ennui au travail : démêler le vrai du faux,
Hygiène & Sécurité du travail, p.6-9, n°247, juin 2017

Rothlin P., Werder P. R., Diagnose Bore-out, Heidelber,
Redline-Wirtschaft, 2007

Votre expert

Claire Pétin
Psychologue clinicienne

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