Le bilan hormonal de la ménopause : Savez-vous l’interpréter? Découvrez les intérêts de cet examen, et nos conseils pour mieux appréhender et comprendre les symptômes liés à cette période. On vous partage nos recherches sur les taux d’hormones à vérifier lors de ce type d’analyse, ainsi que nos astuces naturelles pour mieux vivre la ménopause.
La ménopause est un passage obligatoire dans la vie d’une femme. C’est un bouleversement hormonal normal qui marque la fin de la fertilité, et par définition l’arrêt des cycles menstruels.
Chaque femme peut vivre sa ménopause différemment. Parfois, elle est accompagnée de symptômes bien reconnaissables comme des bouffées de chaleur, une irritabilité ou encore des sueurs nocturnes et des insomnies. Afin de confirmer le diagnostic et de prendre en charge convenablement ce changement, il est possible d’effectuer un bilan hormonal à la ménopause.
Cet examen permet de mesurer les taux d’hormones féminines (oestrogènes, progestérone, dans le but de détecter FSH, LH, AMH…) afin de connaître le stade de la ménopause et de savoir si des traitements sont nécessaires.
Pour mieux vous aider à comprendre vos résultats, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’interprétation du bilan hormonal de la ménopause, ainsi que nos conseils et solutions naturelles concernant le mode de vie à adopter pendant cette transition.
Pourquoi faire un bilan hormonal à la ménopause ?
Le bilan hormonal à la ménopause consiste à effectuer un interrogatoire et un examen clinique. Le médecin s’appuie principalement sur deux facteurs pour établir son diagnostic : l’âge et les signes cliniques :
- Concernant l’âge, généralement la ménopause apparaît entre 45 et 55 ans, et peut être précédée par une préménopause pendant environ 5 ans.
- Les signes cliniques quant à eux rassemblent tous les troubles qui peuvent se manifester dès le début de la ménopause. Parmi les symptômes les plus fréquents, on retrouve les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la prise de poids, les troubles de l’humeur (irritabilité, manque d’énergie, anxiété…), les insomnies ou encore les sueurs nocturnes.
Quand faire un bilan hormonal de ménopause?
Un bilan hormonal plus poussé peut être recommandé pour confirmer l’arrivée de la ménopause. Il s’agit d’une prise de sang qui permet de mesurer les taux d’hormones, de glycémie, de cholestérol ou encore de triglycérides. Il est conseillé d’effectuer ce bilan dès l’arrivée des premiers symptômes. L’objectif, en plus de certifier le début de la ménopause et de rassurer la patiente, est de détecter les risques de pathologies associées, comme des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension ou encore du diabète.
Il est conseillé d’établir le bilan hormonal dès lors que les symptômes apparaissent afin d’éviter les risques pathologiques, de prendre en charge au plus vite les dysfonctionnements qui peuvent se manifester ou encore obtenir un traitement médicamenteux adapté en cas de besoin.
Le premier signe de l’arrivée de la ménopause est l’irrégularité des cycles, et principalement la disparition des règles sur une période de 6 à 12 mois.
Quels sont les examens réalisés dans un bilan hormonal à la ménopause ?
Les différents examens réalisés en début de ménopause permettent de confirmer la bonne santé générale de la patiente, et de vérifier les niveaux d’hormones, notamment l’estradiol et la FSH, qui sont directement associées à la ménopause lorsque leurs taux subissent des changements : l’estradiol baisse tandis que la FSH augmente.
D’autres analyses sont établies afin de détecter une éventuelle pathologie liée à cette modification hormonale :
- La glycémie pour les risques de diabètes;
- Le cholestérol et les triglycérides pour détecter l’hyperlipémie;
- L’albumine pour les risques d’insuffisance rénale;
- Les hormones thyroïdiennes pour détecter une hyper ou hypothyroïdie.
Ce diagnostic est essentiel pour prévenir ou retarder les risques pathologiques associés à la ménopause.
Oestrogènes et oestradiol
L’oestradiol est le principal oestrogène, hormone féminine sécrétée par les ovaires. Elle participe notamment à la production de l’ovulation à chaque cycle chez les femmes en âge de procréer. Au moment de la ménopause, le taux d’oestradiol chute à 5-52pg/ml (contre 140-300 pg/ml pendant les périodes d’ovulation).
La chute de cette hormone a des conséquences sur le bien-être des femmes, et peut être accompagnée de symptômes reconnaissables : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, problèmes génito-urinaires ou encore nervosité.
Quels sont les signes d’une carence en oestrogènes ?
La carence en oestrogènes provoque un déséquilibre hormonal, et peut engendrer plusieurs troubles comme des règles peu abondantes voire absentes, une absence d’ovulation, des sécheresses au niveau de la peau et des muqueuses, des troubles de l’humeur ou encore une baisse de la libido.
La progestérone
La progestérone est une hormone féminine produite pendant la deuxième moitié du cycle menstruel, juste après l’ovulation. Elle agit pour préparer l’utérus à la nidation en cas de fécondation. Elle permet également d’équilibrer la production d’oestrogènes.
La quantité de progestérone varie naturellement pendant le cycle menstruel : il se situe entre 0,2 et 1,4ug/L en phase folliculaire, et entre 3,3 et 28ug/L pendant la phase lutéale (après l’ovulation).
A la ménopause, le taux de progestérone diminue et se situe en dessous de 0,7 ug/L, ce qui peut avoir de nombreux effets sur le corps. En effet, cette hormone stéroidienne dont le rôle est de réguler la menstruation et la gestation influe également sur d’autres systèmes et métabolismes du corps, comme l’état de la peau et des cheveux, la régulation du poids ou encore la santé mentale.
FSH (hormone folliculo-stimulante)
Un taux de FSH élevé est le marqueur principal de la transition ménopausique. L’hormone FSH (filliculo-stimulante) agit de manière cyclique sur les ovaires avec un pic au moment de l’ovulation. Son rôle est de stimuler les ovaires afin de développer des follicules ainsi que les oestrogènes, et de préparer le corps à une éventuelle grossesse.
Les valeurs normales de FSH se situent entre 3 et 9mUI/ml. Au moment de la ménopause, le taux de FSH augmente. La ménopause est confirmée lorsque le dosage est supérieur ou égal à 30UI/L.
Quel taux de FSH pour la périménopause?
La périménopause peut être détectée par un taux de FSH élevé, à partir de 20IU/L de façon constante. Ces valeurs peuvent être comparées à des valeurs antérieures afin de détecter l’arrivée de la ménopause.
LH (hormone lutéinisante)
La LH (hormone lutéinisante) a pour rôle de stimuler les ovaires pour provoquer l’ovulation. Comme la FSH, elle joue un rôle important dans le bon fonctionnement du cycle menstruel ainsi que dans le processus de reproduction.
Le taux de LH est plus élevé pendant l’ovulation, et varie entre 16 et 40mUI/ml. C’est le pic de LH qui déclenche l’ovulation, et qui représente la période la plus fertile du cycle.
Après la ménopause, elle est constatée à un taux entre 5 et 27 mUI/ml. On définit ce taux comme élevé.
Comment interpréter FSH et LH?
La ménopause est confirmée lorsque les taux de LH et de FSH sont élevés. On peut retenir les valeurs suivantes afin d’interpréter un bilan hormonal sanguin :
- FSH : de 17 à 95 UI/L
- LH : supérieur à 30UI/L
AMH (hormone anti-müllérienne)
Le taux d’AMH permet de savoir si une femme entre en ménopause prématurée. Cette analyse est recommandée pour évaluer le nombre d’ovules restants dans les ovaires.
Lorsque l’AMH devient indétectable, il s’agit d’un début de ménopause. L’analyse de l’hormone anti-müllérienne permet d’en savoir plus sur la réserve ovarienne. Le test peut être effectué à tout âge afin de vérifier certaines prédispositions à la ménopause prématurée.
En cas de préménopause précoce, la réserve ovarienne est diminuée et la femme perd prématurément tous ses ovules. Elle ne peut alors plus se reproduire. Le taux d’AMH est alors inférieur ou égal à 0,5ng/ml environ.
Comment interpréter les résultats d’un bilan hormonal ?
Les taux d’oestradiol et de FSH sont les valeurs les plus importantes à prendre en compte lors d’un bilan hormonal effectué en début de ménopause. Un taux bas d’estradiol et un taux élevé de FSH confirment le diagnostic et affirment que la patiente est bien ménopausée.
Il est important de comprendre que les valeurs et les dosages hormonaux varient considérablement pendant les différentes phases du cycle (phase folliculaire, pic ovulatoire et phase lutéale) ainsi qu’en post ménopause.
Afin de vous aider à comprendre l’interprétation du bilan hormonal et de vos résultats d’analyses, voici un tableau répertoriant les différents taux d’hormones en fonction des périodes du cycle qui interviennent chez la femme.
| Phase folliculaire | Pic ovulatoire | Phase lutéale | Post ménopause | |
| FSH (UI/L) | 3,3-8,8 | 4,5-22,5 | 1,8-5,1 | 16,7-113,6 |
| LH (UI/L) | 2,1-10,9 | 19,2-103,0 | 1,2-12,9 | 10,9-58,6 |
| Oestradiol (pg/ml) | 22,4-115 | 32,1-517 | 36,5-246 | <25,1 |
| Progestérone (ng/ml) | 0,31-1,52 | – | 5,16-18,56 | <0,78 |
Il faut bien prendre en compte les symptômes ressentis dans l’interprétation des résultats. Par exemple, un taux de FSH bas n’exclut pas la possibilité d’une périménopause si les troubles caractéristiques de la ménopause (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, nervosité, sécheresses…) sont bien présents. Dans ce cas, il sera conseillé d’effectuer d’autres bilans hormonaux sur plusieurs mois.
Interprétation par profil hormonal
Plusieurs interprétations peuvent être établies selon le profil hormonal. Comment lire le résultat d’une prise de sang pour la ménopause?
- En périménopause, les taux hormonaux peuvent être fluctuants. Cette période peut durer 2 à 5 ans avant l’arrivée confirmée de la ménopause. Généralement, elle est accompagnée de cycles irréguliers et autres manifestations comme un syndrome prémenstruel développé, ainsi que des premières bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Ces troubles sont notamment engendrés par une carence en progestérone. Les oestrogènes au contraire, restent à un taux normal. C’est la raison pour laquelle le bilan hormonal n’est pas forcément utile en périménopause, ce sont surtout les ressentis et les examens cliniques qui sont importants.
- Lorsque la ménopause est confirmée, le bilan hormonal est recommandé. Il peut s’agir d’un bilan sanguin qui consiste à mesurer les taux des différentes hormones féminines afin d’être sûr que la patiente est ménopausée, mais aussi de constater d’éventuelles pathologies liées à cette période de transition (diabète, hyper ou hypothyroïdie, insuffisance rénale…). Quels résultats sanguins indiquent la ménopause? L’oestradiol bas associé à un taux de FSH élevé (de 70 ) 100 IU/L) sont le signe d’une ménopause établie.
Certains cas particuliers peuvent avoir des conséquences sur les résultats d’un bilan hormonal à la ménopause :
- Les cas de ménopause précoce : on parle de ménopause précoce lorsque l’insuffisance ovarienne se manifeste de façon prématurée (généralement chez les femmes de moins de 40 ans). Le diagnostic du bilan hormonal montre alors un taux de FSH > à 25UI/L. Les signes cliniques à reconnaître sont des troubles du cycles (irrégularité ou absence de règles). La ménopause précoce peut être associée à des maladies auto-immunes ou à la génétique. Des traitements hormonaux peuvent être prescrits afin de réduire les risques cardiovasculaires et fracturaires.
- Les femmes sous contraception : la contraception hormonale interfère dans le mécanisme menstruel en délivrant constamment des oestrogènes et de la progestérone dans le corps. Cela empêche donc l’évolution des taux de FSH et LH, l’ovaire reste au repos et il n’y a pas d’ovulation. Sous pilule contraceptive, la FSH et la LH se situent autour de 20mU/ml, la progestérone est proche de 0ng/mL et l’oestradiol autour de 40pg/mL. Pour la détection d’un début de ménopause, les résultats peuvent donc être biaisés. Il est conseillé d’effectuer un bilan hormonal trois mois après l’arrêt de la contraception hormonale pour des résultats fiables.
- Les troubles endocriniens : les maladies endocriniennes se caractérisent principalement par des niveaux anormalement élevés ou anormalement bas d’hormones dans le sang. Par exemple, il peut s’agir d’hyperthyroidie, d’hypothyroidie, de diabète ou encore de syndrome des ovaires polykystiques. Lors d’un bilan hormonal, les résultats peuvent être troublés. Dans ce cas, il est conseillé de prendre en compte les symptômes et les signes cliniques afin de confirmer l’arrivée de la ménopause.
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Limites et fiabilité du bilan hormonal
Comme vu précédemment, le résultat et l’interprétation du bilan hormonal à la ménopause peuvent être biaisés par plusieurs facteurs comme la contraception, les troubles endocriniens ou encore le moment du cycle et l’âge. Il est donc important de prendre en compte les symptômes ressentis et d’en parler à un médecin ou un gynécologue afin de confirmer ou non le début de la ménopause. L’accompagnement médical est indispensable, contrairement au bilan hormonal qui n’est pas prescrit systématiquement. Par contre, la prise de sang à la ménopause est recommandée pour détecter une éventuelle pathologie liée aux changements hormonaux qui surviennent.
Si l’absence de règles est remarquée depuis plus de 12 mois, la ménopause est fort probablement enclenchée. Dans ce cas, le bilan n’est pas forcément nécessaire.
Que faire après un bilan hormonal ?
En fonction des résultats, plusieurs possibilités peuvent être envisagées. Des traitements hormonaux sont parfois prescrits par les médecins afin de réduire les symptômes et de rééquilibrer les fluctuations hormonales en cas de problème.
Il existe des solutions naturelles pour accompagner les femmes pendant la période de transition de la ménopause. Des cures de compléments alimentaires peuvent être efficaces pour lutter contre les différents symptômes de la ménopause : anxiété, insomnie, bouffées de chaleur, fatigue, prise de poids, irritabilité…
Enfin, pour mieux vivre la période de la ménopause, il est recommandé d’adopter un mode de vie sain, avec une alimentation équilibrée, et d’apprendre à gérer son stress et son sommeil pour se sentir mieux. Des sports doux comme le yoga, ou des activités comme la méditation ou les séances de relaxation agissent de façon positive sur le système nerveux et permettent de mieux appréhender la période de la ménopause et d’être plus sereine.
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