La chute de cheveux peut être déclenchée par plusieurs facteurs : période de stress, carence, soins inadaptés, mauvaise hygiène de vie, ou même déséquilibre hormonal.
Pour connaître le lien entre les hormones et la chute de cheveux, il est possible d’effectuer un bilan hormonal spécifique. Celui-ci peut permettre de détecter une transition telle que la périménopause ou la ménopause, et d’adapter le mode de vie ou le traitement en fonction des résultats.
Quand suspecter un lien « hormonal » dans la chute de cheveux?
Avant d’entrer dans les détails plus techniques, il est important de souligner que la chute de cheveux doit être associée à d’autres symptômes ou changements pour être considérée comme hormonale. Certains indices cliniques et reconnaissables peuvent alerter, par exemple, une chevelure moins dense associée à des troubles du cycle, de l’acné ou encore d’autres symptômes liés à la ménopause comme des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, de l’irritabilité…
Signaux d’appel fréquents
Souvent, la chute de cheveux hormonale se caractérise par une chevelure affinée, fragile et moins dense, avec un élargissement au niveau de la raie ou des zones clairsemées. On surveille la perte de cheveux lorsqu’elle est constatée sur une durée importante, à partir de 6 à 8 semaines environ.
Parmi les signaux d’alerte fréquents associés à la perte de cheveux, on retrouve les troubles du cycle, le SOPK, l’hirutisme, ou encore l’entrée en périménopause ou en ménopause. Ces changements sont à l’origine de fluctuations hormonales importantes, pouvant avoir un impact sur la qualité de la chevelure.
Red flags - quand consulter rapidement?
Il faut savoir reconnaître les troubles moins fréquents qui peuvent accompagner la chute de cheveux. Ils peuvent nécessiter une prise en charge médicale et, si besoin, des traitements médicamenteux.
Si votre perte de cheveux est associée à des saignements anormaux, des douleurs thoraciques, des palpitations, ou encore un amaigrissement inexpliqué, consultez votre médecin rapidement pour effectuer un bilan complet.
Quels tests en première intention?
En premier lieu, il est recommandé d’effectuer un bilan des taux hormonaux jouant un rôle essentiel dans la santé globale, mais aussi dans la qualité des cheveux : thyroïde, testostérone, androgènes… En fonction des résultats, il peut s’agir d’un déséquilibre hormonal lié à l’entrée en ménopause par exemple.
Thyroïde
La thyroïde est une hormone essentielle qui possède plusieurs rôles : participer à la croissance et au développement mental, réguler le métabolisme, ou encore maintenir un cycle menstruel normal. La vérification du taux de TSH (thyroïde) permet d’expliquer une chute de cheveux. En effet, en cas d’hypothyroïdie (carence d’hormones thyroïdiennes), les femmes peuvent être touchées par d’autres troubles comme des cycles irréguliers, une perte de libido, ou encore une absence de règles.
Un taux normal de TSH chez la femme est compris entre 0,4 et 4,0 mlU/L.
Androgènes
Les androgènes sont des hormones masculines présentes chez la femme, dont le taux augmente naturellement avec l’âge. Lorsque les androgènes sont sécrétés par les ovaires de manière importante, cela peut déclencher une alopécie androgénétique : une chute de cheveux développée causée par un cycle capillaire qui s’accélère et un renouvellement des follicules pileux qui s’épuise petit à petit.
Ce phénomène peut survenir à plusieurs périodes : puberté, maternité, préménopause ou ménopause.
Si besoin, d’autres taux peuvent être testés, par exemple la testostérone totale, le DHEA-S, ou encore le SHBG. Ce bilan complet est recommandé pour détecter une infertilité, ou en cas d’absence de règle, de saignements utérins anormaux ou encore de SOPK.
Autres à discuter selon clinique
D’autres évaluations peuvent être prescrites selon les profils :
- La prolactine : l’hormone qui stimule la production de lait par les seins. Lorsque son taux est élevé, cela explique les troubles du cycle, d’infertilité par anovulation, ou encore de galactorrhée (fabrication de lait sans raison).
- Les taux de FSH/LH/oestradiol : ces différentes hormones sont vérifiées principalement pour détecter une entrée en ménopause. Leurs taux fluctuent considérablement pendant cette période, ce qui peut créer d’autres symptômes associés et reconnaissables : troubles du cycle, bouffées de chaleur, chute de cheveux, problèmes d’humeur…
| TEST | POURQUOI? | QUAND DEMANDER? |
| TSH | Diagnostiquer une maladie de la thyroïde (hyper ou hypo) | Fatigue, perte de cheveux, prise de poids, cycles irréguliers… |
| ANDROGÈNES | Détecter le dosage pour confirmer un diagnostic ménopause ou déséquilibre hormonal | Signes ménopause, problèmes d’infertilité, SOPK… |
| PROLACTINE | Détecter des troubles du cycles, dérèglement hormonal ou infertilité | Cycles irréguliers, fabrication de lait sans raison… |
| FSH/LH/OESTRADIOL | Diagnostiquer la préménopause ou ménopause | Symptômes ménopause : bouffées de chaleur, irritabilité, cycles irréguliers ou absence de règles… |
Bilan biologique associé (non hormonal) à envisager
Certaines carences peuvent également être à l’origine d’une perte de cheveux. En plus du bilan hormonal, il est judicieux de vérifier les taux de ferritine, ou encore de certaines vitamines, nutriments essentielles pour la santé capillaire.
Ferritine et bilan martial
Le fer est un oligo-élément essentiel au métabolisme, il permet l’oxygénation des cellules et le renvoi du sang dans les organes vitaux. Au niveau du cuir chevelu, il agit comme fortifiant et permet de créer une fibre capillaire forte et résistante.
Une carence en fer peut être associée à plusieurs symptômes : pâleur, fatigue, essoufflements, maux de tête, vertiges ou encore perte de cheveux diffuse.
On retrouve le fer en grande quantité dans certains aliments : viande, légumineuse, boudin, foie crustacés… Ou dans des traitements et compléments alimentaires.
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Autres éléments à conceptualiser
Le taux de vitamine D peut également expliquer une perte de cheveux. En effet, c’est un élément essentiel pour le follicule pileux et la synthèse de kératinisation. Une carence importante peut créer une alopécie.
En fonction des profils, et selon un avis médical, il est également possible d’effectuer un bilan inflammatoire ou nutritionnel. Ces examens sont efficaces pour détecter d’éventuels troubles de l’alimentation, allergies ou intolérances pouvant expliquer la chute de cheveux.
Interpréter avec prudence : limites et pièges
Les bilans hormonaux doivent être interprétés avec prudence, en prenant en compte plusieurs facteurs : âge, cycle, période de la vie…
Variabilité selon âge, cycle, contraception, ménopause
Avant d’effectuer un bilan hormonal, il est important de poser un contexte et d’expliquer à votre médecin les éventuels troubles ou symptômes que vous ressentez. C’est un moyen de poser un diagnostic précis, en fonction de votre âge et d’autres éléments à prendre en compte : contraception, moment du cycle, période de la vie, ménopause…
Un test isolé ne fait pas le diagnostic
L’avis d’un spécialiste est indispensable après avoir effectué un bilan hormonal. Lui seul peut interpréter les résultats en fonction des taux détectés, et faire un diagnostic.
Itinéraire de soins
En cas de perte de cheveux importante, vous pouvez consulter votre médecin généraliste ou votre dermatologue. Ils pourront effectuer des tests pour détecter la cause de votre chute de cheveux, et vous prescrire un traitement adapté si besoin.
Si votre alopécie est liée à un problème hormonal, vous pouvez consulter votre gynécologue ou un endocrinologue, qui pourra détecter la cause de votre déséquilibre hormonal en fonction de vos symptômes. Cette prise en charge spécifique est recommandée en cas d’alopécie androgénétique féminine, de troubles thyroïdiens, de SOPK, ou encore de ménopause.
FAQ - Bilan hormonal et chute de cheveux
Quel test sanguin faire en cas de chute de cheveux?
Un bilan hormonal complet peut être conseillé en cas de chute de cheveux.
Quelles hormones sont testées en cas de perte de cheveux?
Principalement la TSH, les androgènes, la prolactine, la FSH, la LH ou encore les oestrogènes.
Faut-il faire un bilan hormonal systématiquement ou au cas par cas?
Le bilan hormonal est à effectuer au cas par cas, selon les recommandations de votre médecin. C’est un examen surtout recommandé pour détecter un déséquilibre hormonal précis : ménopause, SOPK…
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SOURCES : La revue du praticien, MSD Manuals, CMCC Paris, Amélie, Passeport Santé



